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    Ces 5 artistes californiens qu’il faut voir à Lyon

    Michele O’Marah, Don’t Call Me Babe, 2010, MAC Lyon Michele O’Marah, Don’t Call Me Babe, 2010, Vidéo, couleur, son, Durée: 9’09, Courtesy Brennan & Griffin, New York

    Parce que l’exposition Los Angeles : Une fiction est à l’image de la ville, dense et intense, et que les stars de l’art retiennent plus souvent l’attention, voici une petite sélection coup de coeur (donc très subjective) des artistes incontournables de la scène californienne actuelle, dont les oeuvres sont exposées au MAC Lyon en ce moment.

    Lizzie Fitch & Ryan Trecartin, Plaza Point (Blue Room), 2009, MAC Lyon
    Lizzie Fitch & Ryan Trecartin, Plaza Point (Blue Room), 2009, 3 vidéos HD, théâtre sculptural unique, Dimensions variables, Astrup Fearnley Collection, Oslo, source Twitter macLYON

    1- Ryan Trecartin et Lizzie Fitch

    Une collaboration qui dure depuis 2001 sur des vidéos hypnotiques, des sculptures chaotiques et des installations théâtrales. Ils montrent le quotidien et les histoires d’amour et d’amitié, souvent d’adolescents narcissiques, à travers le prisme des réseaux sociaux et de de la télé-réalité. C’est intense, surchargé, surjoué, bruyant et hystérique…donc très hypnotique. Mais il est indispensable de bien comprendre l’anglais pour profiter de leurs vidéos (non sous-titrées), tellement la narration et les dialogues sont riches et jouissifs.

    Martine Syms, SHE MAD: Laughing Gas, 2016, MAC Lyon
    Martine Syms, SHE MAD: Laughing Gas, 2016, Installation vidéo, couleur, son, Durée: 6’59, Courtesy de l’artiste et Bridget Donahue, New York

    2- Martine Syms

    Une artiste qui navigue entre vidéo, performance et édition. Donnant des conférences dans les universités américaines les plus prestigieuses, elle produit un travail très théorisé, s’articulant principalement autour de l’identité afro-américaine et du mouvement afrofuturiste. Au MAC Lyon, sa vidéo Laughing Gas renvoie à la représentation des femmes afro-américaines dans l’industrie du cinéma, et se lit au prisme des luttes raciales, des études du genre et des classes sociales. A la fois comique et tragique.

    Michele O’Marah : « Orange Set », 2010, MAC Lyon
    Michele O’Marah : « Orange Set », 2010 – technique mixte, courtesy de l'artiste, MAC Lyon

    3- Michele O’Marah

    Là aussi, il s’agit d’une artiste profondément engagée dans les questions liées au genre et à la représentation des identités, raciale et politiques. Résolument féministe, Michele O’Marah s’inspire dans ses installations et vidéos de la culture du divertissement et du cinéma. Derrière le glamour et l’extravagance d’Hollywood se cache une autre réalité, plus kitsch et plus “petit budget”. Très attachée aux codes narratifs de la fiction et à ses décors, l’artiste se sert de l’esthétique Do It Yourself pour interroger les clichés, les stéréotypes, et déconstruire la notion de l’Autre.

    Henry Taylor, G Related, 2004, MAC Lyon
    Henry Taylor, G Related, 2004 – technique mixte sur toile, courtesy de l'artiste

    4- Henry Taylor

    A travers des installations et peintures, Henry Taylor replace les afro-américains dans l’Histoire. Racontée par les blancs appartenant aux classes moyennes et supérieures, l’Histoire est incomplète, ou même carrément erronée. A travers l’art, l’artiste entend redonner une place à la communauté noire des Etats-Unis. Il investit notamment le portrait, un genre qui “a longtemps exclu les gens de couleur”. Un travail de réécriture important, convoquant aussi bien des images contemporaines (le hip-hop, MTV) qu’anciennes (les photographies de la Grande Dépression, l’art moderne).

    Stanya Kahn, Heatstroke: Bummer, 2015, MAC Lyon
    Stanya Kahn, Heatstroke: Bummer, 2015, Peinture vinylique et huile sur toile, 180 x 152 cm, Courtesy de l’artiste et Susanne Vielmetter, Los Angeles Projects

    5- Stanya Kahn

    Dessins, peintures, films d’animations et vidéos composent l’oeuvre de Stanya Kahn. Avec beaucoup d’humour, elle brouille la frontière entre la fiction et la réalité et surtout, elle appuie là où ça fait mal. Engagée et très sensible aux questions écologiques, elle expose au MAC Lyon une série d’oeuvres dénonçant la sécheresse et la chaleur californienne rendues encore plus intenses par la pollution. Avec un cynisme très incisif, elle choisit le serpent comme métaphore des défis climatiques et politiques. Le serpent, bien évidemment, se mord la queue…

    En prime- Également présente dans l’exposition Los Angeles : Une fiction et incontournable dans l’actualité artistique, Tala Madani fera l’objet d’un prochain article !

    Cet article fait suite à Los Angeles fantasmée au MAC Lyon.

    -> Exposition Los Angeles : Une fiction au Musée d’Art Contemporain de Lyon, jusqu’au 9 juillet 2017

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    Los Angeles fantasmée au MAC Lyon
    Vue d’exposition, MAC Lyon
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    Aida Muluneh, City Life, 2016

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